Le Poulet Noir de Challans, leçon de races locales n°4.

Publié le par Valérie Gentil

Hugues Pelé est éleveur à Plessé, et il fait dans les races locales et plutôt bio.Mais pas que, car le bio du cahier des charges "moral" d'Hugues va au-delà. Parmi les heureux pensionnaires de cette arche de Noé d'Hugues, le Poulet Noir de Challans. On parle de race hybride pour ce délicieux volatile, dont on a appris que jusqu'à 6 mois, date de la différenciation sexuelle, on ne sait si l'on doit dire Monsieur ou Mademoiselle. Les petits sont élevés sur paille et sous la chaleur d'une lampe, puis en extérieur pendant environ 150 jours. Pourquoi 150 jours, alors que le cahier des charges d'un poulet fermier n'en demande que 100 ? Et que la plupart se satisfont de 82 jours ? Parce que ce qui fait la qualité de la viande, c'est la durée de l'élevage. La course à la productivité a engendré des alimentations chimiques qui font grossir prématurément les volailles des élevages industriels. On a réussi à ramener le temps d'élevage à 35/42 jours ! Mais le goût y a perdu ce que les finances y ont gagné. "On a perdu les caractéristiques de ce qui faisait l'intérêt gustatif de ces volailles". Alors Hugues a pris le contrepied, et pour que le goût soit toujours au rendez-vous, il veille au grain. Pour Noël, il engraisse quelques "poulardes", qui ne sont autres que des poules Noir de Challans, qu'il "finit" avec un mélange de lait et de maïs, de pois et de tritical. A ne pas confondre avec le chapon, qui n'est autre qu'un poulet castré, également engraissé pour honorer les fêtes de fin d'année. Des questions ? Alors attention, interro écrite à la prochaine session.

Le Poulet Noir de Challans, leçon de races locales n°4.
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